Partager l'article ! Barack, premier chef de file de la World Republic: Ce 4 novembre m’a émue, secouée, ébranlée. Il marque de mon point de vue l’entrée ...
Ce 4 novembre m’a émue, secouée, ébranlée. Il marque de mon point de vue l’entrée
dans le nouveau siècle. Pas parce qu’un président noir vient d’être élu à la tête des Etats-Unis, mais parce qu’il a pu l’être en neutralisant la question de la race, soigneusement éludée dans
toutes ses interventions. Il a mobilisé au-delà des frontières américaines, entraînant derrière lui une jeunesse cosmopolite qui, sur le net, s’est mobilisée, s’est passionnée, s’est investie à
propager l’esprit de sa campagne. Cette jeunesse la l’a connecté au monde par Facebook, branché sur YouTube, arraché à « mainstreet ». Et lui n’a pas déçu: il a fait échos à ce désir de
parler au-delà des races, des religions, des classes, des frontières.
Car c’est là le tour de force : Américain d’origine africaine, élevé en Asie, Obama s’est imposé comme le chef de fil d’une World Republic, une communauté multicolore, de tous les sexes, de toutes les origines, mais sans idées reçues, sans habitudes et sans décalage horaire. Le Mercury, journal de la Valley, titrait avant hier: « We, not Me Generation ». Il rappelait que deux tiers des moins de 30 ans avaient voté Obama, en quête d’un ordre nouveau bien plus que d’un simple changement politique. Cette génération, née après 1980, fera le siècle. Prête à de plus grands partages, elle n’aspire plus à des combats partisans, mais à des actes concrets face aux maux écologiques, sociaux et politiques de ce monde. Elle ne se ressemble pas si j’ose dire : elle travestit ses photos sur MySpace car, ce qui compte, est ce qu’elle a dans le cœur et dans l’âme. Elle dialogue et partage avec des amis dont elle ne connait ni le visage, ni le pays. A la tête de cette république virtuelle, je fais le pari que Barack Obama tiendra le « momentum » de son élection plus longtemps qu’aucun de ses prédécesseurs. Il puisera dans l’opinion mondiale les relais nécessaires à ses premières décisions diplomatiques et économiques. Nous avons tous intérêt à ce que les Etats-Unis soient dans les mois qui viennent le catalyseur d’une reprise économique et d’un apaisement au Moyen-Orient. Mais ce pays, fut-il la première puissance, n’accomplira rien seul dans un monde global. Alors, pour nous aussi européens, soutenir la politique du Président Obama sera vital. Pour participer à l’aventure, je suis déjà inscrite sur son site et sa communauté. Et vous ? Si vous n’en avez pas encore pris le temps, rejoignez le, cela peut en valoir la peine : www.change.org
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