Partager l'article ! Silicon Obamania: Quel bonheur d’être les hôtes admiratifs et conquis d’une région qui a voté à 70% pour Obama. Car tel est le score ...
Quel bonheur d’être les
hôtes admiratifs et conquis d’une région qui a voté à 70% pour Obama. Car tel est le score du nouveau président dans la Silicon Valley. Nous avons pourtant ici un melting pot – d’intelligences et
de compétences, autant que de couleur de peau - difficilement taxable de socialisme (J’aime quand les américains se lancent l’accusation de « socialisme » comme insulte suprême, cela me
rappelle à quel point mon cher et vieux pays s’accroche aux valeurs et références politiques désuètes, pardon pour la digression).
Je disais donc que la Silicon Valley soutient Obama et grand bien lui fasse ! Grand bien lui fasse à la Valley d’abord : jamais Président élu n’aura marqué tant d’intérêt à la chose technologique et si bien orchestré pour son compte le pouvoir des réseaux informatiques. Déjà que l’optimisme prévaut naturellement dans cette région, avec un président pour premier fan, les prochains mois friseront le délire. Il sera intéressant de compter les déplacements SF-Washington, pas de doute que Eric Schmidt (Google) sera vu sous le capitol…
Mais je voulais surtout dire « grand bien lui fasse… à Obama ». Alors que tous les pays du monde lui envient sa valley, il a peut-être une chance d’y trouver quelques pépites pour le sortir de la crise. Ici comme ailleurs, ce n’est pas la fête en temps de séisme économique planétaire. Mais contrairement à l’ailleurs, les moyens d’en sortir sont à portée de dollar: Cisco annonce 10 % de réduction de ses ventes pour le prochain trimestre et fait éternuer Wall Street, mais la société affiche une trésorerie si confortable que, à l’instar de ses voisins alliés ou concurrents, loin de stopper sa course à l’innovation, elle va l’accélérer, au besoin en ramassant quelques jeunes pousses fragilisées pour une poignée de dollars. Le Président veut de l’énergie renouvelable et une politique sérieuse contre le réchauffement climatique ? Et bien qu’il se tourne vers les green tech de la valley, les capitaux sont là, ne demandent qu’à être dirigés. Les start-up souffrent, mais d’aucuns ne voient pas d’un mauvais œil un peu d’assainissement du marché. En attendant, Facebook continue de recruter insolemment, les sociétés de logiciel regagnent du terrain auprès de clients en quête de gains de performance et tout le monde sait que les vrais champions de l’industrie Américaine préparent ici la reprise : Cisco à San Jose, Google à Mountain View, Apple à Cupertino... Le soleil n’a pas fini de briller sur ces terres de Californie et le Président trouvera ici des leviers au développement économique de demain.
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