Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 09:31

Ce 4 novembre m’a émue, secouée, ébranlée. Il marque de mon point de vue l’entrée dans le nouveau siècle. Pas parce qu’un président noir vient d’être élu à la tête des Etats-Unis, mais parce qu’il a pu l’être en neutralisant la question de la race, soigneusement éludée dans toutes ses interventions. Il a mobilisé au-delà des frontières américaines, entraînant derrière lui une jeunesse cosmopolite qui, sur le net, s’est mobilisée, s’est passionnée, s’est investie à propager l’esprit de sa campagne. Cette jeunesse la l’a connecté au monde par Facebook, branché sur YouTube, arraché à « mainstreet ». Et lui n’a pas déçu: il a fait échos à ce désir de parler au-delà des races, des religions, des classes, des frontières.

Car c’est là le tour de force : Américain d’origine africaine, élevé en Asie, Obama s’est imposé comme le chef de fil d’une World Republic, une communauté multicolore, de tous les sexes, de toutes les origines, mais sans idées reçues, sans habitudes et sans décalage horaire. Le Mercury, journal de la Valley, titrait avant hier: « We, not Me Generation ». Il rappelait que deux tiers des moins de 30 ans avaient voté Obama, en quête d’un ordre nouveau bien plus que d’un simple changement politique. Cette génération, née après 1980, fera le siècle. Prête à de plus grands partages, elle n’aspire plus à des combats partisans, mais à des actes concrets face aux maux écologiques, sociaux et politiques de ce monde. Elle ne se ressemble pas si j’ose dire : elle travestit ses photos sur MySpace car, ce qui compte, est ce qu’elle a dans le cœur et dans l’âme. Elle dialogue et partage avec des amis dont elle ne connait ni le visage, ni le pays. A la tête de cette république virtuelle, je fais le pari que Barack Obama tiendra le « momentum » de son élection plus longtemps qu’aucun de ses prédécesseurs. Il puisera dans l’opinion mondiale les relais nécessaires à ses premières décisions diplomatiques et économiques. Nous avons tous intérêt à ce que les Etats-Unis soient dans les mois qui viennent le catalyseur d’une reprise économique et d’un apaisement au Moyen-Orient. Mais ce pays, fut-il la première puissance, n’accomplira rien seul dans un monde global. Alors, pour nous aussi européens, soutenir la politique du Président Obama sera vital. Pour participer à l’aventure, je suis déjà inscrite sur son site et sa communauté. Et vous ? Si vous n’en avez pas encore pris le temps, rejoignez le, cela peut en valoir la peine : www.change.org

Par Anne - Publié dans : Vie politique
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 09:20

Quel bonheur d’être les hôtes admiratifs et conquis d’une région qui a voté à 70% pour Obama. Car tel est le score du nouveau président dans la Silicon Valley. Nous avons pourtant ici un melting pot – d’intelligences et de compétences, autant que de couleur de peau - difficilement taxable de socialisme (J’aime quand les américains se lancent l’accusation de « socialisme » comme insulte suprême, cela me rappelle à quel point mon cher et vieux pays s’accroche aux valeurs et références politiques désuètes, pardon pour la digression).

Je disais donc que la Silicon Valley soutient Obama et grand bien lui fasse ! Grand bien lui fasse à la Valley d’abord : jamais Président élu n’aura marqué tant d’intérêt à la chose technologique et si bien orchestré pour son compte le pouvoir des réseaux informatiques. Déjà que l’optimisme prévaut naturellement dans cette région, avec un président pour premier fan, les prochains mois friseront le délire. Il sera intéressant de compter les déplacements SF-Washington, pas de doute que Eric Schmidt (Google) sera vu sous le capitol…

Mais je voulais surtout dire « grand bien lui fasse… à Obama ». Alors que tous les pays du monde lui envient sa valley, il a peut-être une chance d’y trouver quelques pépites pour le sortir de la crise. Ici comme ailleurs, ce n’est pas la fête en temps de séisme économique planétaire. Mais contrairement à l’ailleurs, les moyens d’en sortir sont à portée de dollar: Cisco annonce 10 % de réduction de ses ventes pour le prochain trimestre et fait éternuer Wall Street, mais la société affiche une trésorerie si confortable que, à l’instar de ses voisins alliés ou concurrents, loin de stopper sa course à l’innovation, elle va l’accélérer, au besoin en ramassant quelques jeunes pousses fragilisées pour une poignée de dollars. Le Président veut de l’énergie renouvelable et une politique sérieuse contre le réchauffement climatique ? Et bien qu’il se tourne vers les green tech de la valley, les capitaux sont là, ne demandent qu’à être dirigés. Les start-up souffrent, mais d’aucuns ne voient pas d’un mauvais œil un peu d’assainissement du marché. En attendant, Facebook continue de recruter insolemment, les sociétés de logiciel regagnent du terrain auprès de clients en quête de gains de performance et tout le monde sait que les vrais champions de l’industrie Américaine préparent ici la reprise : Cisco à San Jose, Google à Mountain View, Apple à Cupertino... Le soleil n’a pas fini de briller sur ces terres de Californie et le Président trouvera ici des leviers au développement économique de demain.
Par Anne - Publié dans : Silicon Valley stories
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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /Oct /2008 16:56
Vous vous demandez comment stigmatiser ces différences évidentes qui rendent l'identité nationale si pugnace dans un monde pourtant en marche vers la globalisation? Voici nos économies ré-expliquées par l'histoire bucolique d'un business de chèvres fort sympathique. Enjoy ! 

SOCIALISM
You have 2 goats.
You give one to your neighbour.

COMMUNISM
You have 2 goats.
The State takes both and gives you some milk.

FASCISM
You have 2 goats.
The State takes both and sells you some milk.

NAZISM
You have 2 goats.
The State takes both and shoots you.

BUREAUCRATISM
You have 2 goats.
The State takes both, shoots one, milks the other, and then throws the
milk away...

TRADITIONAL CAPITALISM
You have two goats.
You sell one and buy a kid.
Your herd multiplies, and the economy grows.
You sell them and retire on the income.

AN AMERICAN CORPORATION
You have two goats.
You sell one, and force the other to produce the milk of four goats.
Later, you hire a consultant to analyse why the goat has dropped dead.

A JAPANESE CORPORATION
You have two goats.
You redesign them so they are one-tenth the size of an ordinary goat
and produce twenty times the milk. You then create a clever cow cartoon image called 'Goatkimon' and market it worldwide.

A FRENCH CORPORATION
You have two goats.
You go on strike, organise a riot and block the roads, because you
want three goats

A GERMAN CORPORATION
You have two goats.
You re-engineer them so they live for 100 years, eat once a month, and
milk themselves.

AN ITALIAN CORPORATION
You have two goats, but you don't know where they are.
You decide to have lunch.

A RUSSIAN CORPORATION
You have two goats.
You count them and learn you have five goats.
You count them again and learn you have 42 goats.
You count them again and learn you have 2 goats.
You stop counting goats and open another bottle of vodka.

A SWISS CORPORATION
You have 5000 goats. None of them belong to you.
You charge the owners for storing them.

A CHINESE CORPORATION
You have two goats.
You have 300 people milking them.
You claim that you have full employment, and high caprine productivity.
You arrest the newsman who reported the real situation.

AN INDIAN CORPORATION
You have two goats.
You worship them.

A BRITISH CORPORATION
You have two goats.
Both are mad.

AN AUSTRALIAN CORPORATION
You have two goats.
The one on the left looks very attractive
Par Anne - Publié dans : Vie politique
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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /Sep /2008 07:58

Un charme irrésistible, une autorité sans partage. Mais qui se cache donc derrière la belle Sarah ? Au fond, je ne suis pas sûre que ce soit là l’essentiel. Sortie d’un quasi anonymat, la gouverneuse aux 700 000 âmes déchaîne les passions, enflamme les meetings politiques comme une rock star, bref, ici on ne parle plus que d’elle, on ne voit plus qu’elle. On oublierait presque que John McCain est le candidat républicain aux élections présidentielles américaines. Certains dans son camp s’en inquiètent déjà, mais pas moins que le parti démocrate qui ne sait plus où quel est son adversaire.

Que s’est-il donc passé ?

L’explication me semble triviale : les américains aussi voulaient leur femme, leur « hockey mum », rassurante, cajoleuse, entrainante. Elle a enfoncé tous les clichés la merveilleuse Sarah : cinq enfants, l’héroïsme d’une mère courage protégeant son enfant trisomique, le sens des responsabilités face à son ado enceinte, le sacrifice du fils envoyé sur le front en Irak, l’éloge inconditionnel d’Hillary qui s’en trouva totalement scotchée, le pipeline alaskain promis pour ravitailler en énergie l’Amérique toute entière. Mais surtout, esprit aiguisé, Sarah s’est installée dans l’ombre du vieil et respectable leader. Elle a éclipsé la non moins séduisante Cindy, épouse d’exception du candidat républicain et campe le rôle d’une 1st lady des temps modernes, travailleuse, impliquée, autorisée à prendre la parole. Qu’elle vienne en second, contente finalement tout le monde : Cette femme là est parfaite, droite, élégante, l’œil pétri d’intelligence, mais derrière le maître, toujours. Protectrice et protégée, rôle modèle jugé sans expérience, elle défie toutes les contradictions. L’Etat major de Barack n’a pas prise, la Madone est au-dessus des attaques, elle cultive le modèle. Evidemment, ça m’énerve, car tant de mauvaise foi pour gagner et se donner bonne conscience me hérisse. Et pourtant, sans être dupe de cette îcone instrumentalisée, je ne manque pas une seule intervention de Sarah, ne trouve aucune faille dans son discours impeccable, admire tant de détermination vers la cible inespérée qui lui est offerte. Un souffle de fraicheur a dissipé l’ambitieuse, tyrannique et cacique ultraconservatrice. L’Amérique a besoin de rêve, ses média lui font cadeau de Sarah.

Bravo Capitaine Mc Cain, quel coup de maître !

Par Anne - Publié dans : Vie politique
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